GESTION D’EAU

Les Québécois sont les plus intenses utilisateurs d’eau au Canada. Faites-vous une partie de la solution et repensez à votre utilisation d’eau. 

La consommation d’eau dans nos tâches extérieures

Le premier geste qui nous permettrait de réduire la quantité d’eau utilisée autour de la maison serait d’éviter l’arrosage inutile comme celui de l’asphalte ou des surfaces déjà irriguées par la pluie.

Par ailleurs, adopter de bonnes pratiques d’arrosage des végétaux peut aussi aider. Arroser son jardin ou sa pelouse tôt le matin ou tard en soirée permet de réduire la perte d’eau par évaporation. On peut aussi acheter un pistolet d’arrosage pour empêcher la perte d’eau lors de l’ouverture et de la fermeture de l’eau au robinet et mieux distribuer l’eau lors de l’arrosage. De plus, installer un système d’irrigation goutte à goutte au lieu d’arroser manuellement le jardin permet de réduire la perte d’eau par évaporation, ruissellement, érosion et par le vent. Plutôt que d’utiliser l’eau potable de la maison, il est possible de confectionner des barils récupérateurs d’eau de pluie et ensuite utiliser cette eau pour arroser son potager ou même nettoyer sa voiture.

Créer un aménagement paysager basé sur des plantes indigènes permet une meilleure gestion de l’eau puisqu’elles sont mieux adaptées aux conditions climatiques. Si on possède une piscine, il peut être utile de la recouvrir d’une toile pour réduire l’évaporation de l’eau. Pour finir, si on désire faire un investissement à long terme, il est possible d’installer un système de récupération des eaux grises permettant de réutiliser les eaux usées de la douche, du lavabo ou du lavage pour les tâches extérieures.

La consommation d’eau dans notre alimentation

Il est important de se rappeler que tous les aliments que nous consommons nécessitent de l’eau pour être produits. Ainsi, réduire le gaspillage alimentaire réduirait directement le gaspillage de l’eau.

Certains aliments comme la viande, le lait et les oeufs exigent une plus grande quantité d’eau à produire que d’autres. Réduire la consommation de ces produits voire la couper complètement aiderait à diminuer la consommation d’eau passant par notre alimentation. Si on n’est pas prêt à devenir végan.e ou végé.e, on peut se donner le défi de l’être une journée par semaine et cela fera déjà une différence! Une autre alternative est de consommer des produits comme la viande, le lait et les oeufs venant d’animaux élevés au pâturage puisque l’herbe demande moins d’eau que les grains pour pousser.

De plus, puisqu’une grande quantité d’eau est utilisée pour la transformation des produits, on peut aussi éviter le plus possible de consommer les aliments transformés ou décider de les faire nous-même. Il existe plusieurs recettes maison sur Internet pour faire de l’humus, des croustilles ou des barres tendres par exemple!

Certaines boissons que nous consommons régulièrement comme le café ou les laits de noix nécessitent également beaucoup d’eau pour leur culture, il est donc crucial de les consommer avec modération.

La consommation d’eau par IA 

Les serveurs dont l’intelligence artificielle utilise sont refroidis avec l’eau potable. Ces centres de données créent des conflits dans des régions où l’eau est rare. L’IA est de plus en plus utilisée et son empreinte sur l’eau potable du monde explose. La génération par IA d’un courriel de 100 mots est estimée d’utiliser 100 ml d’eau potable. 

Une empreinte hydrique réelle qui ne faut pas oublier. À savoir, l’IA mobilise l’eau en trois étapes principales. La première est la fabrication du matériel, la production des puces et des serveurs consomme énormément d’eau.

La deuxième est la production d’électricité et le refroidissement des centrales thermiques. La troisième est le refroidissement des data centers. C’est cette consommation directe qui est la plus visible, avec des millions de litres évaporés ou rejetés après usage. 

Un étude scientifique de l’Université Cornell aux Etats-Unis estime que l’IA pourrait représenter entre 4,2 et 6,6 milliards de mètres cubes d’eau en 2027. Cela équivaut à quatre à six fois la consommation annuelle du Danemark. 

Source : https://onopia.com/la-soif-cachee-de-lia-lintelligence-artificielle-consomme-t-elle-trop-deau/

Échanger votre pomme de douche 

Votre pomme de douche pourrait couler plus d’eau que nécessaire. Si vous voulez faire un geste pour l’environnement, vous pouvez l’échanger gratuitement pour une nouvelle pomme de douche au bureau d’éco-quartier. Appelez-nous pour planifier un rendez-vous et pour savoir les étapes à suivre. 

Déminéralisation

La déminéralisation consiste à remplacer les surfaces imperméables, comme l’asphalte ou le béton, par des espaces verts qui permettent à l’eau de pluie de s’infiltrer naturellement dans le sol.

Les revêtements imperméables posent en effet un problème majeur de gestion des eaux de ruissellement. Ils accumulent des matières polluantes qui sont ensuite dirigées vers nos cours d’eau, en plus de retenir l’eau en surface, formant ainsi de grandes flaques qui contribuent à inonder nos rues et nos domiciles.

Également, la déminéralisation contribue à atténuer l’effet d’îlot de chaleur urbain en remplaçant des surfaces qui emmagasinent la chaleur par de la végétation rafraîchissante. De plus, elle offre une opportunité précieuse de créer des milieux de plantation pour les espèces végétales indigènes, essentielles pour soutenir nos pollinisateurs  Et favorise la création d’ espace de rencontre et de partage entre citoyens. Dans un espace déminéralisé on pourrait trouver par exemple, un espace plus convivial pour organiser des marchés communautaires qui mettrait de l’avance le productifs locaux.

Trouvez en cliquant ce lien, des outiles et opportunities pour effectuer un projet de démineralisation sur votre terrain.